Le Maroc et l’Afrique : les enjeux de retour et les contraintes d’avenir


 LECFD

                                       Département de Droit Public                         

 Laboratoire des études constitutionnelles, financières et du développement (LECFD)

Appel à communication- Call for papers- colloque international

« Le Maroc et l’Afrique : les enjeux de retour et les contraintes d’avenir »

15-16 décembre 2017

Argumentaire :

Avec plus de 750 millions d’habitants et des problèmes de tous genres (économiques, sécuritaires, territoriaux….) l’Afrique donne souvent l’occasion à une véritable concurrence diplomatique non pas seulement intermaghrébine mais aussi planétaire. D’où la tentation récurrente du royaume marocain d’instrumentaliser ses relations africaines que se soit sur le plan bilatéral ou multilatéral.

Contrairement à d’autres pratiques diplomatiques, la diplomatie marocaine a concentré ses efforts au début sur un nombre restreint d’Etats caractérisé par l’adoption de l’économie libérale et l’appartenance à la francophonie.

Toutefois, le Maroc a l’avantage de l’histoire sur le reste des entités Maghrébines lesquelles étaient  tournées plus vers le Machrek que vers l’Afrique noire. En effet, depuis la première dynastie IDRISSIDE, les dynasties marocaines avaient développé des relations commerciales avec les pays africains comme le Sénégal, le Ghana… la conversion de l’Afrique noire s’est faite à partir du Maroc dont les frontières sous El Mansour Dahbi et Moulay Ismaël, s’étendaient jusqu’au Saint Louis au Sénégal.

Le Maroc est  également proche de pays  comme le Sénégal, la Guinée et la Gambie compte tenu de la proximité du facteur religieux et particulièrement l’islam maraboutique.

le Sultan Mohammed V a joué un rôle essentiel dans la création de l’OUA en organisant la conférence de Casablanca qui a donné naissance à une vision africaine Homogène contre le colonialisme et par la suite à l’organisation de  l’unité africaine. Mais compte tenu des divergences entre la Diplomatie marocaine et l’OUA sur le principe de l’intangibilité des frontières, Hassan II réajusta l’ancrage multilatéral de son prédécesseur.

En effet, le retrait du Maroc de l’OUA (sorte de protestation contre la reconnaissance de la RASD) n’a pas entamé sa présence en Afrique. Le Bilatéralisme a au contraire permis à la diplomatie marocaine de se positionner sur l’échiquier africain en consolidant ses relations avec les Etats proches politiquement. La coopération militaire a été un autre moyen pour soutenir des régimes « amis » selon l’expression du feu Roi.

Avec le règne du Roi Mohammed VI, la démarche diplomatique s’inscrit dans une vision prospective, tout en essayant de compenser l’absence institutionnelle (l’OUA devenue UA), en tissant des relations de coopération avec un grand nombre d’Etats africains et en s’engageant dans l’établissement de la paix et la sécurité en Afrique à travers un nombre d’initiatives économiques aux visées politiques et surtout qui ne se limite pas à l’ancien pré-carrée francophone.

Ce qui a permit au royaume de s’imposer comme le second investisseur africain sur le continent, après l’Afrique du Sud. Et sur la période 2004-2014, le montant global des échanges commerciaux du Maroc avec le continent a grimpé de 13% en moyenne par an pour atteindre 3,76 milliards d’euros en 2014.

L’activisme diplomatique marocain a connu son apogée avec la décision cruciale de retourner à l’institution panafricaine après trente trois ans de retrait volontaire. Le Maroc a pris donc conscience de l’importance de réintégrer cette institution internationale. Un retour qui va sans doute marquer aussi bien notre parcours diplomatique que politico-économique. Autrement dit, le Maroc s’est réconcilie avec la politique de la chaise vide.

Cependant, ces retrouvailles, remet en premier plan, la question épineuse du Sahara, dans la mesure où c’est pour la première fois que le royaume et le pseudo Name Polisario vont siéger dans la même assemblée.

Quels sont les intérêts de cette réintégration  pour le Maroc ? Et pour l’Afrique ?

Sous cet angle ; le Centre d’Etude Constitutionnelles, Financières et du Développement de la faculté des sciences juridiques économiques et sociale de Fès, envisage d’organiser un colloque portant sur «  le Maroc et l’Afrique : les enjeux de retour et les contraintes d’avenir ».

Axes du Colloque

Ce colloque s’articulera autour des thématiques suivantes :

Axe I : la Vocation africaine du Maroc

  • Diplomatie religieuse/ Coopération culturelle
  • Problème frontalier
  • Coopération militaire
  • Intégration des immigrés

Axe II : le Maroc : Puissance Africaine

  • Coopération Sud-Sud
  • Diplomatie économique
  • Investissement

Axe III : les enjeux d’avenir

  • L’affaire du Sahara
  • Développement durable
  • L’enjeu sécuritaire

Les intervenants intéressés à soumettre une communication sont invités à nous faire parvenir les renseignements suivants :

  • un résumé (soit avec la langue arabe ou la langue française) comprenant une mise en contexte, une problématique claire et les idées principales de leur exposé (maximum 200 mots).
  • une courte biographie indiquant : leur nom, discipline, université d’appartenance, champ de recherche, (maximum 100 mots).

Veuillez transmettre ces informations par voie électronique (format Word ou PDF), le1er octobre 2017 à 17 h à l’adresse suivante : marocafrique2017@gmail.com.

Les propositions seront sélectionnées par un comité de sélection composé de membres du LECFD. Les décisions seront communiquées le 10 octobre 2017.

Dates à retenir :

  • Date limite pour proposer une communication : 1 er octobre 2017.
  • Divulgation de la décision du comité de sélection : 10 octobre 2017.
  • Date de réception du texte final de communication : 20 Novembre 2017.
  • Tenue du colloque international 15-16 décembre 2017.
  • Comité scientifique :

 Abdelaziz SQUALLI – Assou MANSOUR – Khalid BENMLIH – Thami BENHDECH – Lhoussaine EL MELLOUKI- Rachid ELMARZGUIOUI – Youssef EL FASSI EL FIHRI Abdellah HARSI – Ahmed GOURARI – Mohammed AIT ELMEKKI – Mohamed ALARRAJ- Abdelhak AZZOUZI – Ahmed MOUFID-  Fadma TAOUFIK – Abdeslam OUHAJJOU – Madani HMIDOUCH – Zoubida NEGGAZ –

 Comité d’organisation :

 Abdelaziz SQUALLI – Assou MANSOUR – Ahmed GOURARI – Khadija OULGHAZI -Abdelali BOUZOUBAÂ – Driss TAHRI – Mohamed REDA NOUR – Abdelouahed KORAICHI – Merieme ALKHMALICHI – Abdelghani MRIDA- Mohammed ACHEMLAL  – Mohammed LARIF – Hakima LAGHRIM – Sara MALIKI.

 


A Noter :

  • Dernière Mise à Jour le : Mercredi 20 Septembre 2017 à 10H08

    info site

Faculté en chiffres (2016-2017):

  • 30162 inscrits en Licence
  • 275 en Licence Pro
  • 1477 en Master
  • 1036 en Doctorat
  • 43 % de Sexe féminin
  • 11 Filières
  • 08 Licences Pro
  • 20 Masters
  • 11 Laboratoires de recherche
  • 161 Axes de recherche
  • 151 Enseignants
  • 79 Administratifs
  • 2163 Diplômés LMD
  • 475 Étudiants étrangers
  • 32 Nationalités

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